Cet article n’existerait pas sans le soutien sur Tipeee de Jérémie, Suzanne, Pierre, Julien et Isaïe et sans vos dons Flattr, ChangeTip et Gratipay.
Un grand merci à tous mes généreux mécènes.


Dessin animé culte malgré ses 52 petits épisodes, « Denver, le dernier dinosaure » génère depuis plusieurs années une polémique égale à celle des demi-tours d’Actarus dans Goldorak. En effet, le générique du dessin animé diffusé initialement sur FR3 (ex-France 3) nous indique que Denver est « mon ami et bien plus encore ». Mais que signifie ce « et bien plus encore » aux sous-entendus douteux ? Pour le savoir, j’ai tout simplement contacté le compositeur du générique de Denver.

Tout le monde connaît les paroles de Denver. Son refrain sonne dans votre tête, j’en suis certain :

Denver le dernier dinosaure
C’est mon ami et bien plus encore
Denver le dernier dinosaure
Vient d’un monde jamais vu encore

Le reste des paroles est disponible ici.

Mais que signifie donc ce « bien plus encore » ? Y a-t-il un sous-entendu que seuls les adultes peuvent comprendre ? Quelle relation y a-t-il entre Denver et les enfants ?

Pour le savoir, la meilleure façon était de retrouver son auteur. Mais avant de le contacter, encore faut-il bien l’identifier. Denver, le dernier dinosaure est en effet une coproduction franco-américaine. Les paroles françaises du générique sont ainsi une traduction de la version anglophone.

Le texte est-il différent ? Pas du tout. La version originale est en effet la suivante :

Denver, the last dinosaur
He’s my friend and a whole lot more

Et la réponse est…

Et qui donc se cache derrière le générique de Denver ? Samuel Dale Schacker, un compositeur américain qui a notamment travaillé sur Les aventures du Petit Prince (version 1978), Pac-Man, Sab Rider, M. Bogus et donc Denver. Voir sa fiche IMDB.

Après avoir trouvé son numéro de téléphone, je l’ai donc contacté pour lui expliquer la situation et lui poser la fameuse question (en anglais évidemment) : « quelle est la signification de ce « whole lot more » ? »

La réponse de l’intéressé vous décevra sûrement. Cela signifie tout simplement que cette amitié ne peut être arrêtée ou même détruite. « It can’t be eliminated » m’a-t-il même indiqué. Questionné sur le sous-entendu limite sexuel que pouvait avoir cette précision, Samuel Dale Schacker parut surpris et a nié en bloc cette signification. Il n’y a aucune référence sexuelle selon lui.

Nous avons donc bien l’esprit trop pervers.


Cet article vous est offert gratuitement et sans publicité.  Il a été créé par un journaliste citoyen et indépendant. Vous pouvez me soutenir en diffusant mes articles, sans oublier l’auteur et les sources. Vous pouvez aussi m’aider dans ma quête d’indépendance et d’information libre en me soutenant via le site de financement participatif Tipeee ou encore via Flattr, ChangeTip et Gratipay. Et n’hésitez surtout pas à me soumettre des idées de sujets par l’intermédiaire de ma page Ask.fm.

One thought on “Denver : mon ami, et bien plus encore ?

Laisser un commentaire