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Source de la photo : Ahmad Hammoud. (CC BY-SA 2.0)


Si les journalistes parlent souvent des autres secteurs, les analyses sur les médias sont bien plus rares. De nombreux articles de ma part se concentreront donc sur les médias ces prochains mois afin d’éclaircir certains points. Après les 13 commandements du consommateur de médias, l’article du jour liste treize* informations que vous ne connaissez peut-être pas sur les journalistes et les médias français. (*Je vais en faire mon nombre porte-bonheur, car oui, je ne fais pas exprès de lister 13 éléments distincts.)

Faire une école de journalisme n’est pas obligatoire

Si de nombreux médias apprécient évidemment de voir dans un CV le fait d’avoir terminé une formation dans une école de journalisme ou de communication, ce n’est en aucun cas un critère obligatoire. Tout du moins pas pour tous les médias. De très nombreux journalistes ont ainsi une formation qui n’ont rien à voir avec leur métier. Certains ont fait du droit, de l’histoire, de l’économie, de la sociologie, etc. Et c’est très bien comme ça. On reproche assez souvent aux journalistes de manquer de vision, d’être trop enfermés sur eux-mêmes, à l’instar des professeurs qui n’ont jamais quitté les bancs de l’école de leur vie ou des politiciens qui n’ont jamais travaillé dans le privé. Qu’un journaliste ait une vision différente, grâce à une formation sans rapport à son métier actuel, est donc en réalité une bonne chose.

Avoir une carte de presse non plus

Que ce soit pour être reconnu par l’État et les impôts (voir plus bas), pour assister à des conférences, interroger des personnalités ou quoi que ce soit d’autre, la carte de journaliste est loin d’être toujours indispensable. Tout du moins, cela dépend des cas. Il arrive encore aujourd’hui que pour entrer dans certains évènements, la fameuse carte soit obligatoire, bien qu’il existe toujours des moyens de contourner cette situation si l’on est malin. Bien sûr, elle reste indispensable pour accéder gratuitement aux musées nationaux ainsi que pour les médias ayant signé la « convention collective nationale de travail des journalistes » (en savoir plus). Pour travailler à l’étranger, elle peut aussi être très utile, en particulier dans certains pays. Mais pour le reste, le plus important est plutôt de montrer pour qui on loue ses services. À l’heure où les rédacteurs sur le Net et les blogueurs ont une influence grandissante, réclamer systématiquement la carte professionnelle de presse n’a de toute façon plus grand sens aujourd’hui, sauf dans certains cas comme ceux cités ci-dessus.

Avoir une carte de presse s’obtient assez aisément

Comment obtient-on une carte de journaliste ? Rien de plus facile. Pour cela, outre ses informations personnelles, il suffit de prouver qu’il s’agit de son occupation principale et régulière. Trois petits mois consécutifs sont suffisants lors de la toute première demande. Hormis vos propres preuves – articles imprimés, copies d’écran ou vidéos réalisées gravées sur CD/DVD/BD – l’employeur peut aussi donner un certificat (en savoir plus). Il faut par contre parfois patienter avant de recevoir son sésame.

Niche fiscale : 7 650 euros de revenus en moins à déclarer aux impôts

Tous les journalistes, qu’ils disposent de la carte de presse ou non, peuvent soustraire de leurs revenus annuels 7 650 euros s’ils travaillent à temps plein. La somme à déduire se calcule ensuite au pro-rata en fonction du nombre de mois travaillés dans l’année, soit par exemple 3825 euros en moins pour un journaliste ayant travaillé six mois ou encore 1912,5 euros s’il n’a loué ses services que trois mois. Cela signifie donc qu’un rédacteur ayant gagné 21 000 euros dans l’année en déclarera en réalité 13 350 euros. Les conséquences sont évidentes : de nombreux journalistes ne paient pas d’impôts ou beaucoup moins que ce qu’ils devraient.

Officiellement, cette niche fiscale a été mise en place du fait des dépenses des journalistes. Sauf que ces derniers n’ont pas à justifier leurs dépenses auprès de l’administration, et nous savons bien que tous n’ont pas les mêmes frais dans l’année selon leurs branches et pour qui ils travaillent. Officieusement, il s’agit donc plutôt d’une aide cachée à la presse, cette dernière pouvant se permettre de sous-payer leurs journalistes puisqu’ils pourront ensuite déduire une part non négligeable de leurs revenus. Si toucher à cette niche et donc aux journalistes est logiquement difficile pour tous les gouvernements, il arrivera tôt ou tard un jour où cette déduction sera amoindrie voire supprimée.

Des centaines de millions d’euros d’aides pour les grands journaux et les magazines

J’y reviendrais plus en profondeur dans de futurs articles, mais si vous ne le savez pas encore, notez que la presse française a touché près de 400 millions d’euros de la part de l’État en 2013. Ceci sans compter les autres types d’aides comme la TVA super réduite à 2,1 % et le point numéro 4. Si la somme en elle-même est gigantesque et peut paraitre choquante, elle l’est d’autant plus quand on connaît sa répartition. En effet, si l’argent servait à épauler des médias indépendants, citoyens, de qualité voire sans publicité, on pourrait en quelque sorte comprendre cette démarche et son intérêt.

Au lieu de cela, les principaux profiteurs de ces aides sont Le Figaro, Le Monde, Le Parisien / Aujourd’hui en France, Ouest France, La Croix, Télérama, Libération, Le Nouvel Obs, L’Express, etc. Que des journaux qui appartiennent à des grands groupes (Dassault, Amaury, Bayard, etc.) ou des milliardaires comme Xavier Niel, Patrick Drahi, Pierre Bergé, etc. (voir le point numéro 12) Il ne s’agit donc pas de groupes et de personnalités ayant besoin d’argent à première vue. Mais il y a plus étonnant encore. Une partie de cette aide est aussi récoltée par Télé Star, Télé Loisirs, Télé Z, Télé Poche, Télé 2 semaines, Télé 7 Jours et même Elle, Voici, Gala, Closer et Grazia. Vous pensez que l’on parle de sommes sans importance ? Télé 7 jours a tout de même touché près de 7 millions d’euros l’an passé… Certes, ces aides sont principalement liées à des compensations de tarif postal. Cela n’en demeure pas moins surprenant que de tels magazines touchent plus d’argent que Le Monde Diplomatique et pour certain que Courrier International.

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Source de la photo : Esther Vargas. (CC BY-SA 2.0)

Quand les journaux prennent l’air

Information plus méconnue encore, les compagnies aériennes ont un poids non négligeable pour certains journaux d’actualités, d’économie et de sports. Vous les retrouvez souvent « gratuitement » lors des vols, non loin de vous. En 2011, Télérama nous expliquait ainsi qu’Air France était tout simplement le plus gros client des éditeurs de journaux. Rien que ça. L’hebdomadaire précisait par exemple que Le Monde écoulait 25 000 titres chaque jour pour Air France. Quand on sait que le quotidien s’écoulait en moyenne à 292 000 unités cette année là, on se rend compte du poids gigantesque de la compagnie aérienne. Et non seulement cela permet de gonfler les finances (malgré le prix cassé du journal), mais cela gonfle aussi le tirage – à hauteur de 10 % des ventes pour certains quotidiens – et par conséquent la valeur des publicités présentes dans ledit journal. Une affaire juteuse donc…

Salaires : de fortes inégalités

Selon que l’on est un pauvre jeune pigiste débutant, un présentateur TV, ou un rédac-chef d’un journal connu, les différences salariales peuvent être abyssales. D’après l’Observatoire des métiers de la presse, le secteur comptait en 2013 près de trois quarts de CDI (74,3 %), contre 18,9 % de pigistes et 2,9 % de CDD. Des données qui ne concernent que les journalistes demandant ou renouvelant leur carte de presse, notez-le. Leurs revenus médians sont les suivants :

  • 3448 euros bruts par mois pour les CDI
  • 2000 euros bruts par mois pour les CDD
  • 1959 euros bruts par mois pour les pigistes

Il convient toutefois de préciser que tous ces chiffres ne sont que des moyennes, tout secteur, tout sexe et tout âge confondus. La radio paie ainsi beaucoup moins que la télévision (écart de 20 à 80 %). Les hommes sont bien mieux payés que les femmes (553 euros par mois de plus pour un rédac chef). Et les débutants touchent près de 50 % de moins que les revenus médians.

Les femmes encore minoritaires, mais les inégalités se réduisent

Toujours selon l’Observatoire des métiers de la presse, le secteur comptait 46,1 % de journalistes femmes (un record) en 2013. Néanmoins, ce taux ne prend en compte que les journalistes disposant d’une carte de presse. Notez qu’en 2000, ce taux n’était que de 40 %. La parité est donc proche, d’autant que 53 % des premières demandes de cartes de presse sont réalisées… par des femmes.

Du côté des postes à responsabilité, la situation est similaire. Les femmes sont encore minoritaires avec 36 % de chef d’agence, de service ou de rubrique, et 42,5 % de rédactrice en chef en 2013. Des taux en très forte augmentation par rapport à 2000. Le rattrapage est donc aussi en marche, même s’il y a encore du travail.

La si méconnue Charte de Munich

J’en avais déjà parlé lors de mon article sur Les 13 commandements du consommateur de médias, mais il existe pour les journalistes un équivalent du serment d’Hippocrate, l’une des bases de la déontologie médicale dans de nombreux pays. Pour les médias, il s’agit de la Charte de Munich. Comprenant dix devoirs et cinq droits, elle est un guide indispensable pour tous les journalistes. Malheureusement, cette charte est non seulement méconnue du grand public, mais elle l’est tout autant des journalistes. Elle a pourtant été adoptée dès 1971 par les syndicats de journalistes de huit pays, dont la France, la Belgique et la Suisse.

Les « sans pub » sont encore bien rares

Les médias refusant la manne facile de la publicité sont rares en France. Il faut dire que de nombreux journaux et hebdomadaires ont déjà du mal à joindre les deux bouts malgré la publicité, l’abandonner est donc impensable. Certains osent pourtant franchir le pas. Le plus connu et le plus diffusé est sans contestation possible Le Canard Enchainé. Ce dernier se fait d’ailleurs parfois une joie de critiquer la publicité dans ses colonnes, un évènement rare dans le milieu, et pour cause, qui oserait se tirer une balle dans pied ?

Le plumitif n’est toutefois pas le seul dans cette situation. Si on vise large en intégrant les spécialistes de la satire, les associations et organisations ou encore les magazines de BD, on peut aussi nommer Charlie-Hebdo, Siné Mensuel, La Lettre à Lulu, Fluide glacial, Psikopat, CQFD, S!lence, Le Tigre, Prescrire, Fakir, Que Choisir, 60 millions de consommateurs, etc. Mais ces titres sont nettement moins diffusés que le Canard, hormis quand Charlie fait des « coups » médiatiques. Quant à ceux disponibles exclusivement sur Internet, n’oublions pas Arrêt sur Images ou encore Médiapart. Enfin, notons que quelques radios, dont France Culture, sont aussi dénuées de pub. On pourra tout de même remarquer qu’en majorité, ces médias sont plutôt de gauche (voire très à gauche), ou que leur volonté de ne pas afficher de publicité s’explique par le souhait de ne subir aucune pression des grands groupes.

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Source de la photo : Esther Vargas. (CC BY-SA 2.0)

L’énigme Canard Enchainé

J’y reviendrai plus longuement dans un papier dédié au Canard, mais le journal satirique numéro un en France est une anomalie dans le pays, pour ne pas dire le monde entier. Imaginez, à l’heure où la plupart des médias font perte sur perte, où ils dégraissent massivement, où la plupart misent tout sur Internet et où tout le secteur se remet en question sans arrêt avec plus ou moins de succès… le Canard Enchainé est année après année bénéficiaire, le tout sans être présent sur Internet (hormis une simple page de présentation), avec un papier basique, quasi sans couleur, sans aucune publicité, et dont les principaux actionnaires sont… les fondateurs et les journalistes qui y officient. L’anomalie est telle que le Wall Street Journal a consacré un article à son sujet en 2011.

La presse papier aux mains des grands groupes et des milliardaires

Un peu plus haut, j’indiquais que les aides de l’État à la presse papier profitaient en grande partie à des journaux qui appartenaient pourtant à des groupes riches ou des milliardaires. Voici un rapide tour d’horizon de qui possède quoi, parfois minoritairement :

Groupe Dassault : Le Figaro (et ses magazines et suppléments), TV Magazine…

Groupe Amaury : L’Equipe, Le Parisien, Aujourd’hui en France, France Football… sans compter des évènements majeurs comme le Tour de France, le Dakar, etc.

Xavier Niel (Free) / Pierre Bergé / Matthieu Pigasse : Le Monde, Télérama, Le Monde Diplomatique, Courrier International, La Vie, L’Obs et Rue 89

Bruno Ledoux et Patrick Drahi (Altice/Numericable/SFR) : Libération

LVMH : Les Échos, Investir Magazine, Radio Classique…

Groupe Express-Roularta : L’Express, L’Expansion, Lire, L’Étudiant, Mieux vivre votre argent, Studio Ciné Live…

Groupe Bayard Presse : La Croix, J’aime Lire, Je Bouquine, Astrapi, Pomme d’Api, Okapi, Phosphore, Youpi, Wapiti, Babar, Les clés de l’Actualité, Notre Temps…

Groupe SIPA – Ouest-France : Ouest France, 20 Minutes, Caradisiac…

Le financement de l’AFP

Dans le monde, il existe trois très grandes agences de presse historiques : l’Américain Associated Press (AP), le Britannique Reuters et le Français l’Agence France Presse (AFP). L’Américain a pour originalité d’être une coopérative à but non lucratif. Reuters a récemment été racheté par le groupe d’informations financières canadien Thomson (qui n’a rien à voir avec le Français Technicolor ex-Thomson). Et l’AFP ? Son cas est un peu différent.

La loi du 10 janvier 1957 a transformé l’agence en « un organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales ». En somme, il n’y a aucun actionnaire ni même de capital. Une situation parfois critiquée dans le passé, certains voulant transformer son statut, par exemple en société anonyme à capitaux publics, le rendant par conséquent plus dépendant encore de l’État.

L’AFP est toutefois déjà très liée à l’État. Certes, elle vend ses services au privé. Néanmoins, sa dépendance à l’État français est gigantesque. En 2013, sur un chiffre d’affaires de 283 millions d’euros, l’agence a ainsi récolté près de 120 millions d’euros de la part de l’État français, soit plus de 40 % de son chiffre d’affaires. Une aide « cachée » initialement sous la forme d’abonnement aux services de l’agence. Ce gros coup de pouce, contesté par certains, a été contourné il y a deux ans par une légère modification de la loi. Désormais, l’argent versé par l’État à l’AFP est en fait une compensation « des coûts nets générés par l’accomplissement de ses missions d’intérêt général ».

Il faut de plus noter que parmi les huit membres du conseil supérieur de l’AFP, on compte un membre du conseil d’État, un magistrat, une personnalité ayant exercé outre-mer de hautes fonctions administratives et une autre ayant exercé à l’étranger une haute fonction représentative de la France. Les institutions publiques ont donc un pouvoir non négligeable sur l’agence.

Enfin, précisons que selon l’Article 14 de la loi du 10 janvier 1957, « l’Agence France-Presse ne peut être dissoute que par une loi. En cas de cessation des payements constatée par le tribunal de commerce sur demande, soit du conseil d’administration, soit de la commission financière, soit de créanciers, le Gouvernement doit saisir, dans le délai d’un mois, le Parlement d’un projet de loi tendant, soit à fixer les conditions dans lesquelles l’Agence France-Presse pourra poursuivre son activité, soit à prononcer la dissolution de l’Agence et la liquidation de ses biens. Il peut être pourvu par décret en conseil d’État à l’administration provisoire de l’Agence France-Presse jusqu’à l’intervention de la loi. »


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15 thoughts on “13 choses à savoir sur les journalistes et les médias français

  1. Un super article Nil !

    Je ne savais pas que tu pouvais devenir Journaliste sans diplôme. Moi qui ai toujours eu envie de rentrer plus avant dans ce métier, tout espoir n’est pas perdu alors ! :)

  2. Merci pour cet article instructif qui met les points sur les I. A noter cependant que Challenges et Sciences & Avenir n’appartiennent pas au trio Bergé Niel Pigasse, mais sont toujours la propriété de Claude Perdriel (groupe SFA). Merci à vous !

  3. Je vous remercie pour le sujet de cet article original et qui ouvre les yeux. Un diplôme n’étant pas gage de compétence : certains sont diplômés et pourtant incompétences et se métier nécessitant surtout de la réactivité, le gout de diffuser l’information, cela n’est pas gênant, pour les faveurs sur les impôts, c’est un moyen d’acheter de plus des individus et de les contrôler.

  4. De même, j’ai appris des choses concrètes concernant le chapitre 5 et je comprends mieux pourquoi je trouve le contenu de ces journaux insipides et ne les lis pas. je lis le courrier international de temps en temps et m’informe par les réseaux sociaux.

  5. Merci pour cet article. La question de l’ AFP est essentielle. D
    Dans les premières heures de la vie d’une info, 90% des infos (yc dans leur forme) sont des simples reprises dépêches AFP. Les journalistes radio ou tv se contentent de lire la dépêche faute de temps pour faire leur propre investigation. Dans un second temps, si l’affaire prend de l’ampleur les rédactions commencent à travailler dessus. Malheureusement, l’opinion publique se souvient essentiellement des premières heures de l’info, mais rarement des suites. Qui sont les journalistes de l’afp ? Comment fonctionne cet organisme ? Comment est fixée la ligne éditoriale ? Etc etc sont des questions à regarder de près et sur lesquelles il n’y a rien d’écrit pour le public.

  6. Merci pour cet article très intéressant. Dans la liste des grands groupes investissant dans les médias on peut également citer le groupe CM-CIC qui possède aujourd’hui plusieurs grands journaux régionaux de l’est de la France (le journal l’Alsace, les DNA et le républicain Lorain)

  7. Très bien documenté.
    Un autre grand groupe de presse appartient à une banque : le Crédit Mutuel possède notamment L’Est Républicain, le Républicain Lorrain, Vosges-Matin, Le Progrès, le Dauphiné Libéré, le Bien Public, Le Journal de Saône-et-Loire, L’Alsace, Les Dernières Nouvelles d’Alsace… soit tous les quotidiens régionaux d’Alsace, Lorraine, Franche-Comté, Rhône-Alpes, deux des quatre départements de Bourgogne, deux départements de PACA…

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